Les joueurs formés localement…

avril 5, 2009

 

Nouvelle mode ou réponse à un monde en changement? Depuis que Michel Platini, Président de l’UEFA, a proposé ce nouveau concept et que l’Union Européenne a reconnu que cette proposition respectait à la fois la citoyenneté et la protection de la formation, les acteurs du sport professionnel français se positionnent favorablement pour une mise en place immédiate.

La Ligue Nationale de Rugby (LNR) vient d’adopter le 2 avril dernier la mise en place pour la saison 2010/2011 dun quota de 50% de joueurs formés localement sur un effectif de 35 joueurs; ce pourcentage sera de 70% pour la saison 2011/2012. La LNB doit décider avant la fin du mois d’avril et l’union des clubs (UCPB), le syndicat des joueurs (SNB) et le syndicat des coaches (SCB) multiplient les contacts et les propositions. L’UCPB propose 7 joueurs sur 12 formés localement en ProA et 9 joueurs sur 12 en ProB. Le SNB trouve que c’est insuffisant oubliant qu’il est le syndicat de tous les basketteurs et pas uniquement des joueurs français formés localement! Enfin le SCB est favorable à ce changement qui renforce la formation des clubs français.

L’ avantage des ” joueurs formés localement ” c’est tout d’abord de légaliser un système de quota de joueurs protégés remplaçant les fameux “gentleman agreements” qui définissait un pourcentage maximum de joueurs étrangers (actuellement 6 joueurs français sur 12 joueurs pour la ProA et 8 joueurs français sur 12 en ProB) ne reposant que sur la volonté unanime des clubs. L’inconvénient c’est de croire qu’un joueur formé localement est français alors qu’un joueur non formé localement serait obligatoirement étranger; ceci ne correspondra pas à la réalité. Un joueur français par naturalisation est par exemple très souvent un joueur non formé localement; même chose pour un joueur français qui se formera à l’étranger (lycée, collège américain par exemple). De même, tel l’Ukrainien Artur Drozdov formé à Pau, un joueur étranger pourra entrer dans la catégorie des joueurs formés localement. En résumé la politique de formation des clubs déterminera pour le futur la réalité de l’équilibre des citoyennetés et il faudra s’adapter!

La décision appartient au comité directeur de la LNB pour tout ce qui est des dispositions conformes à la loi. L’approche de la LNR est raisonnable et devrait encourager le basket professionnel à suivre la même direction tout en sachant que 7  joueurs formés localement sur 12 constitue un maximum pour les clubs.


Tony Parker et l’ASVEL!

février 6, 2009

Tony Parker souhaite depuis longtemps s’investir dans un grand club français et il vient de nous faire connaître sa décision de le faire dans l’ASVEL Lyon-Villeurbanne, club le plus titré de France.

Certes, nous avons en mémoire une tentative équivalente avec le club de Paris, mais les circonstances ne sont pas les mêmes. Lyon-Villeurbanne est un club bien structuré avec un vrai plan de développement, alors que Paris était dans une situation de changement de propriétaire avec beaucoup d’incertitudes sur les capacités d’investissement de l’ancien agent de Tony Parker.

Beaucoup s’inquiétent sur l’accélération des capacités budgétaires de l’ASVEL et les difficultés des autres clubs à tenter de rester compétitifs. Personellement je suis convaincu par la nécessité de locomotives du basket pro masculin plutôt qu’une approche de nivellement par le bas. Nous n’avons pas le choix, il nous faut grandir…. et l’implication de Tony Parker en tant qu’investisseur, acteur du développement dans son rôle de Vice-président et demain en tant qu’opérateur est une garantie du succès. Il ne reste qu’à attendre mars 2009 pour la bonne nouvelle d’une grande salle à Lyon!

Enfin, il y a le dernier débat sur l’avenir prochain de l’Euroleague et sur l’obtention d’une licence A. Sur ce plan la situation reste bloquée et les discussions avec l’ULEB sont toujours en attente! L’avenir de l’ASVEL doit donc à court terme être pris en main quelque soit le futur de l’Euroleague et l’objectif n°1 doit être de gagner sa place sur le terrain.


Chalon c Strasbourg, prolongation de 40 minutes!

janvier 27, 2009

La Commission d’Urgence de la FFBB vient de décider que le match Chalon c SIG de la 15e Journée de ProA devra être rejoué le 2 février 2009 ee ne porte aucun jugement sur cette décision laissant aux 2 clubs le soin de la commenter.

Par contre je tiens à souligner le côté exemplaire du traitement de cette réclamation importante et urgente car seul le vainqueur du match est qualifié pour la Semaine des AS qui se déroulera au Havre à partir du 19 février.

Tout d’abord la LNB déclare cette dernière journée des matchs aller de ProA en “procédure d’urgence” avec l’accord des clubs. Puis la réclamation de Chalon intervient sur un probléme supposé de marques qui amenait les 2 équipes à égalité en fin de rencontre. Enfin la réclamation est traitée par la Commission d’urgence de la FFBB moins de 72 heures après le match.

Contrairement à de nombreux commentaires exprimés sur cette affaire la FFBB et la LNB ont fait preuve de professionalisme chacun dans son domaine et ont parfaitement anticipé et traité une situation complexe dans l’urgence. Et surtout, il n’y a pas de problème FFBB/LNB sur la répartition des responsabilités. Il faut que cela se sache car ce type de situation se reproduira et les fans de basket doivent faire confiance à la capacité des dirigeants à les traiter.

Finalement la SIG a encore gagné d’un point à l’issue d’une superbe rencontre. Quel beau spectacle de basketball pro masculin!


All Star Game 2008

décembre 30, 2008

 

Pour la 7éme édition à Bercy le All Star Game a été un énorme succès populaire. Cela devient une habitude mais le plaisir est à chaque fois renouvelé de découvrir 14.800 fans dans cette seule grande salle française et de regretter que plusieurs milliers de candidats spectateurs n’ont pu être satisfaits.

La fête a été une fois de plus au rendez-vous avec un programme sportif devenu traditionnel (match des Etoiles opposant la sélection française à la sélection étrangère, concours des meneurs, concours de tirs à 3 points et dunk contest) avec des animations surprenantes comme celle de la découverte du champion du monde de “Johnny Guitar” (mime d’un rockeur guitariste).

La sélection Etrangère a battu la sélection Française 108 à 101 avec une fin de match pleine d’incertitudes. Pour une fois le MVP n’a pas gagné le match, mais Laurent Sciarra avec 37 pts d’évaluation était largement devant Campbell qui ne totalisait que 24 pts d’évaluation. Laurent a été tout simplement extraordinaire sûrement stimulé par la présence d’autres médaillés d’argent des Jeux Olympiques 2000 à Sydney; Laurent Foirest et Stéphane Risacher sur le terrain, plus Cyril Julian et Moustapha Sonko sélectionnés pour cet événement mais hélas blessés. Pour les concours une mention spéciale doit être décernée aux vainqueurs; Cedric Banks (3 points), Tony Skin (Meneur) et Justin Darlington (Dunks).

Il y a eu quelques interrogations sur le fait que seuls 5 joueurs médaillés d’argent étaient présentés au public alors que d’autres étaient présents dans la salle (Crawford Palmer). La communication n’a pas été suffisamment précise (ou bien comprise) car la LNB voulait simplement souligner le fait que ces 5 joueurs avaient gagné leur sélection au All Star Game 2008 et qu’ils méritaient à ce titre un hommage particulier. Il ne s’agit donc pas qu’ils soient encore joueurs de ProA mais surtout le fait qu’ils sont des références pour les autres joueurs et pour tous les fans en ayant obtenu leur place sur le terrain magique de Bercy.

Enfin il y a des débats comme chaque année pour savoir si l’édition 2008 était mieux ou moins bien que les précédentes. C’est vrai que le concours de dunk a été moins réussi que les années précédentes, en particulier à cause de la blessure à l’échauffement de la star Kevin Kemp. C’est aussi vrai que la blessure de Kevin Houston nous a attristé; nous souhaitons au meneur talentueux du SPO Rouen de se rétablir au plus vite. Certains ont trouvé que c’était trop long, remarque habituelle mais il est difficile de faire plus court sans amputer une partie du programme. Enfin la réponse appartient aux spectateurs et aux téléspectateurs; et il nous appartiendra de travailler avec notre partenaire NIKE sur le programme 2009 afin de satisfaire une nouvelle fois nos fans.

Merci aux joueurs sélectionnés, aux coachs et à tout l’encadrement technique pour leur contribution enthousiaste à ce All Star Game 2008…. et rendez-vous fin 2009!


Bernard Laporte annonce un plan ambitieux pour le sport professionnel!

décembre 17, 2008

 

Au cours de sa conférence de presse du 16 décembre 2008 Bernard Laporte, Secrétaire d’Etat à la Jeunesse, aux Sports et à la Vie Associative, a annoncé une série de priorités à mettre en œuvre pour le développement et la compétitivité du sport professionnel. Cette annonce fait suite aux rapports d’Eric Besson, Secrétaire d’Etat à la prospective, et de Philippe Séguin, Premier Président de la Cour des Comptes. Les deux rapports insistent sur le fait que le sport professionnel ne souffre pas d’être trop professionnel ; il souffre de ne l’être pas assez

 

Pour résumer le discours du Ministre il suffit de mentionner une phrase qu’il a prononcé : « Oui, pour être compétitif sportivement, un club professionnel doit l’être économiquement ».

 

En résumé les10 priorités annoncées sont les suivantes :

  1. Faire évoluer le statut des sociétés sportives vers un statut unique de société anonyme ;cette évolution vers un régime de droit commun pour que les clubs professionnels aura l’avantage de laisser enfin libres d’entreprendre comme n’importe quelle autre grande entreprise, y compris de faire le choix de la cotation en bourse.
  2. Définir un régime assoupli de prêt aux clubs.
  3. Redéfinir les liens entre associations amateurs et clubs professionnels au travers du n° d’affiliation ; cette redéfinition des liens entre associations amateurs et clubs professionnels réformera le principe actuel de ce qu’on appelle le numéro d’affiliation. C’est un changement qui s’impose afin de redonner de la sécurité juridique aux éventuels investisseurs.
  4. Reconnaissance du caractère d’intérêt général des grandes enceintes sportives permettant aux collectivités territoriales d’investir dans les accès à l’enceinte sportive.
  5. Autorisation des financements par les collectivités locales des stades à vocation professionnelle.
  6. Travailler à la réforme de la taxe sur les spectacles ; l’objectif est de la rendre plus équitable sur l’ensemble du territoire, avec pourquoi pas le remplacement de cette taxe par une TVA à 5,5%.
  7. Elaboration d’un système de licences incluant des normes sportives, immobilières et de gestion des clubs professionnels ; ceci concerne la définition d’exigences  établies en liaison avec les fédérations et les ligues afin de bénéficier du statut de club professionnel. Le Ministre a insisté sur le fait que le système reste suffisamment équilibré et ne remette pas en cause le caractère ouvert des compétitions
  8. Renforcer les directions nationales de contrôle de gestion des clubs professionnels; l’objectif est de mieux garantir leur indépendance, et mieux associer le rôle de conseiller à celui de contrôleur.
  9. Permettre aux ligues professionnelles et aux clubs de disposer des fichiers d’interdits de stade.
  10. Création d’un agrément national pour les fédérations de supporters.

 

La LNB se réjouit de l’annonce de ces priorités qui vont dans le sens de sa volonté d’accélérer le développement de la professionnalisation des clubs et des ligues. La LNB et son président ont œuvré au sein de l’Association Nationale des Ligues de Sport Professionnel (ANLSP) pour aider à la formulation de plusieurs des 10 priorités, en particulier la création de la licence de club professionnel qui pourra éviter de rester indéfiniment bloqué  par le décret Lamour de février 2006 sur le pouvoir normatif des ligues et des fédérations. Il faut malgré tout noter que le Ministre est totalement opposé aux ligues fermées et c’est la seule réserve d’importance qu’il a formulé sur ce point important.

 

Ces priorités doivent se concrétiser par une loi qui va nécessiter encore beaucoup de travail. L’ANLSP dont je suis à l’initiative avec le président de la LFP, Frédéric Thiriez, va continuer son action afin d’aboutir avec l’été 2009. C’est seulement ainsi que nous pourrons mettre en place le cercle vertueux de la compétitivité de nos clubs professionnel.


Panneaux au sol, panneaux suspendus?

décembre 11, 2008

La LNB vient de décider de confier à Besançon l’organisation de la Semaine des AS 2010 à condition que la salle soit équipée de panneaux de basket ancrés au sol au lieu des panneaux suspendus. Cette condition semble poser probléme à la Mairie de Besançon, propriétaire de la salle, et mérite quelques explications.

Tout d’abord c’est une règle FIBA qui impose les panneaux ancrés au sol pour toute rencontre internationale; l’ULEB l’impose pour ses deux compétitions, l’Euroleague et l’EuroCup. Ensuite la LNB a décidé de le rendre obligatoire à partir de la saison 2010/2011 en même temps que l’apparition des nouveaux tracés du terrain (ligne à 3 pts à 6m75, nouvelle raquette rectangulaire et tracé à l’intérieur de la raquette protégeant l’attaquant). Cette obligation correspond à la volonté de la LNB de faire en sorte que tous les clubs qualifiés en compétition ULEB soient aux normes, partant du principe que tous les clubs de ProA doivent avoir cette ambition. Rappelons nous la formidable histoire de Roanne qui a dû jouer à Clermont en Euroleague et a dû installer des panneaux ancrés au sol pour jouer en EuroCup cette saison!

Aujourd’hui seuls 4 clubs de ProA (rectificatif) sur 16 ont toujours des panneaux suspendus (Cholet, Rouen ,  Besançon et Vichy);  il est à signaler que la FIBA accepte encore des situations dérogatoires permettant à Cholet et Vichy de jouer en EuroChallenge avec ses panneaux suspendus. Ces 4 exceptions posent d’ailleurs problèmes aux joueurs habitués aux panneaux ancrés au sol et qui disent manquer de repére dans les salles avec des panneaux suspendus.

Un argument important concerne la sécurité des joueurs et des spectateurs. Les panneaux de basket sont soumis de plus en plus à des gestes de joueurs (dunks, plusieurs joueurs s’accrochant simultanément à l’arceau,…) qui font que les panneaux suspendus présentent des risques pour les spectateurs; fort heureusement à ce jour les accidents sont extrêment rares, mais tout organisateur de match de basket doit y penser. Enfin le risque pour les joueurs est bien réel avec les panneaux suspendus. Au cours du match récent opposant Cholet à Nancy (à la Meilleraie) Cyril Julian s’est blessé; le club de Nancy a mis en avant le problème posé par l’espace vide sous le pannier qui ne permet pas à un joueur attaquant le cercle de se trouver bloqué par le pied matelassé du panier ancré au sol en cas de faute consistant à accélérer sa course (aggravé par le fait qu’il y avait un panneau publicitaire pour amortir la course).

Chacun peut exprimer son opinion sur ce sujet, en particulier les élus qui s’opposent à toute réglementation, mais il est important de considérer la volonté de la LNB d’assurer la sécurité des joueurs et des spectateurs, de respecter la réglementation internationale et aussi de proposer à toutes les équipes les mêmes conditions de jeu. Pour une compétition de l’importance de la Semaine des AS, il faut respecter les acteurs du jeu!


L’herbe est toujours plus verte ailleurs…!

novembre 25, 2008

La question du nombre d’étrangers dans les équipes passionne toutes les ligues rêvant d’un modèle inaccessible consistant en une équipe formée de joueurs nationaux qui demeurent à vie au club. Ceci était le modèle des années 90s avant l’arrêt Bosman, avant la mondialisation (recrutement NBA en Europe, extension de l’appelation joueurs communautaires avec l’accord Cotonou,…) et surtout avant une modification du comportement des agents qui organisent la bougeotte des joueurs talentueux!

Aujourd’hui chaque ligue européenne de basket définit son positionnement en essayant de trouver le meilleur compromis alors que l’Euroleague a donné le “la” avec la liberté totale sans aucune contrainte de nationalité. Le résultat est forcément ni bon ni mauvais mais tous ceux qui contestent la situation de leur propre ligue nationale expliquent que l’herbe est plus verte dans les autres ligues…! La critique est d’autant plus facile que l’information diffusée est souvent fausse. Alors quelle est la situation réelle?

Italie: sur 12 joueurs un minimum de 6 italiens, un maximum de 4 joueurs non communautaires et un maximum de 16 contrats professionnels sur la saison.

Espagne: sur 12 joueurs un minimum de 5 joueurs espagnols sélectionnables, un maximum de 2 joueurs non communautaires, le reste étant des joueurs communautaires.

Gréce: sur 12 joueurs un minimum de 6 joueurs grecs, un maximum de 2 joueurs non communautaires, le reste éatnt des joueurs communautaires. Un maximum de 17 contrats professionnels sur la saison.

Allemagne: sur 12 joueurs un minimum de 3 joueurs allemands sélectionnables et pas de contrainte de joueurs non communautaires. Un maximum de 18 contrats sur l’année dont 4 joueurs allemands sélectionnables.

Lithuanie: sur 12 joueurs un maximum de 5 joueurs étrangers sans contrainte de nationalité. Pas de limite du nombre de contrats de joueurs professionnels, mais chaque remplacement occasionne une amende sauf si le remplaçant est un lithuanien de moins de 20 ans.

Belgique: sur 12 joueurs un minimum de 4 joueurs belges et aucune contrainte sur la nationalité des joueurs étrangers. Un maximum de 15 contrats professionnels sur la saison.

Russie: sur 12 joueurs un maximum de 5 étrangers dont au moins 2 joueurs communautaires. Possibilité d’avoir jusqu’à 7 joueurs étrangers par équipe (dont 5 qualifiés pour un match). 2 changements de joueurs sont possible durant le mercato d’hiver (1er décembre – 25 février).

Hollande: sur 12 joueurs un minimum de 5 joueurs hollandais et pas de contrainte pour les joueurs étrangers.

Angleterre: sur 12 joueurs un maximum de 3 joueurs non communautaires, le reste étant constitué de joueurs communautaires. Pas de contrainte de joueurs anglais.

Autriche: sur 12 joueurs un minimum de 4 joueurs autrichiens et sans contrainte de nationalité pour les autres joueurs. Il est à noter que pour la saison le nombre maximum de contrats est de 16 dont obligatoirement 8 joueurs autrichiens.

Suisse: sur 12 joueurs un maximum de 3 joueurs étrangers sans contrainte de nationalité. Les autres joueurs sont considérés comme suisses mais comprennent les joueurs de l’Union Européenne et les joueurs étrangers licenciés en Suisse depuis au moins 3 ans.

Vous pouvez comparer avec la LNB qui prévoit sur 12 joueurs un minimum de 6 joueurs français et un maximum de 6 joueurs étrangers avec une limite de 4 joueurs non communautaires. la limite sur le nombre de contrats de joueurs professionnels provient uniquement des encadrements de masse salariale décidés par le contrôle de gestion (DNCCG).

Finalement c’est blanc bonnet et bonnet blanc et il est vraiment difficile de trouver une référence européenne au problème de nationalité des joueurs. la seule vraie différence provient du nombre de joueurs communautaires à l’intérieur du nombre de joueurs étrangers.

Vos commentaires nous intéressent….


Elections à la FFBB

novembre 17, 2008

Les élections de renouvellement des instances fédérales ont l’avantage de relancer le débat. Ce débat concerne également la LNB même si la ligue n’est pas impliquée dans le processus électoral. La LNB a renouvellé ses instances en juin 2007 et son président est le seul à être assuré de participer aux travaux du prochain comité directeur de la FFBB qui sera élu le 13 décembre 2008.

Que disent certains candidats? Ils se préoccupent de l’avenir du basket français et à juste titre ils considèrent que la LNB fait partie de la vitrine de la FFBB et a un rôle important dans la formation des futurs joueurs de notre équipe de France. Alors il leur est facile de proposer des solutions pour diminuer le nombre de joueurs étrangers ou imposer un quota de joueurs français sur le terrain; et c’est là qu’il peut y avoir une certaine confusion des genres!

Tout d’abord le nombre contingenté de joueurs étrangers est illégal et ne peut se faire qu’à partir d’un accord unanime des clubs professionnels connu sous le nom de “gentleman agreement”. Ce n’est donc pas la LNB mais l’Union des Clubs Professionnels de Basket (UCPB) à prendre ce type de décision. L’accord actuel de 6 étrangers sur 12 joueurs (6 sur 10 et 6 sur 11) pour la PROA date de 1995, plus connu sous le nom d’accord de Cholet; la seule modification intervenue en 2005 concerne la limitation des joueurs étrangers non communautaires qui sont passés de 2 à 4. Il faut d’ailleurs préciser qu’aujourd’hui un joueur communautaire c’est aussi un joueur européen non-CEE ou encore un joueur Cotonou (africain, bahaméen et autres..); ceci pour dire que la différenciation joueurs communautaires et non-communautaires ne signifie plus rien! Le seul débat est donc le nombre de joueurs étrangers et ni la LNB, ni la FFBB ne peuvent décider quoi que ce soit à la place de l’UCPB!

Autre sujet sur des règles alambiquées concernant la présence obligatoire de 2 joueurs français sur le terrain, c’est inutile.. et surtout là encore illégal. En effet la loi précise qu’il ne doit pas y avoir de discrimination entre les travailleurs étrangers et les travailleurs français. Par ailleurs l’application en Russie de cette régle est simple car elle concerne en particulier les équipes réserves des équipes russes en compétition européennes!!!

Tout cela pour dire que le débat sur l’avenir du basket français concerne au plus haut niveau la LNB car il n’y aura pas de développement de notre sport sans succès de l’Equipe de France masculine et sans succès des clubs français dans les compétitions européennes. Mais hélas les formules toutes faîtes et les affirmations péramptoires rêvant de retrouver le protectionisme des années 90s ne sont plus d’actualité; la mondialisation est passée par là ainsi que la décision concernant le joueur belge Bosman.

Dans le débat d’idées et surtout dans les décisions futures la LNB doit être associée aux travaux de la FFBB. Dans d’autres fédérations le président de la ligue est vice-président de la fédération; pour le basket il doit se contenter d’être membre du Comité Directeur mais n’est pas au Bureau Fédéral, organe prenant toutes les décisions importantes.

La LNB est prête à jouer son rôle dans tous les domaines; il suffit simplement de vouloir l’associer aux décisions!

Que ces élections permettent au moins de progresser sur ce plan!