Nouvelle mode ou réponse à un monde en changement? Depuis que Michel Platini, Président de l’UEFA, a proposé ce nouveau concept et que l’Union Européenne a reconnu que cette proposition respectait à la fois la citoyenneté et la protection de la formation, les acteurs du sport professionnel français se positionnent favorablement pour une mise en place immédiate.
La Ligue Nationale de Rugby (LNR) vient d’adopter le 2 avril dernier la mise en place pour la saison 2010/2011 dun quota de 50% de joueurs formés localement sur un effectif de 35 joueurs; ce pourcentage sera de 70% pour la saison 2011/2012. La LNB doit décider avant la fin du mois d’avril et l’union des clubs (UCPB), le syndicat des joueurs (SNB) et le syndicat des coaches (SCB) multiplient les contacts et les propositions. L’UCPB propose 7 joueurs sur 12 formés localement en ProA et 9 joueurs sur 12 en ProB. Le SNB trouve que c’est insuffisant oubliant qu’il est le syndicat de tous les basketteurs et pas uniquement des joueurs français formés localement! Enfin le SCB est favorable à ce changement qui renforce la formation des clubs français.
L’ avantage des ” joueurs formés localement ” c’est tout d’abord de légaliser un système de quota de joueurs protégés remplaçant les fameux “gentleman agreements” qui définissait un pourcentage maximum de joueurs étrangers (actuellement 6 joueurs français sur 12 joueurs pour la ProA et 8 joueurs français sur 12 en ProB) ne reposant que sur la volonté unanime des clubs. L’inconvénient c’est de croire qu’un joueur formé localement est français alors qu’un joueur non formé localement serait obligatoirement étranger; ceci ne correspondra pas à la réalité. Un joueur français par naturalisation est par exemple très souvent un joueur non formé localement; même chose pour un joueur français qui se formera à l’étranger (lycée, collège américain par exemple). De même, tel l’Ukrainien Artur Drozdov formé à Pau, un joueur étranger pourra entrer dans la catégorie des joueurs formés localement. En résumé la politique de formation des clubs déterminera pour le futur la réalité de l’équilibre des citoyennetés et il faudra s’adapter!
La décision appartient au comité directeur de la LNB pour tout ce qui est des dispositions conformes à la loi. L’approche de la LNR est raisonnable et devrait encourager le basket professionnel à suivre la même direction tout en sachant que 7 joueurs formés localement sur 12 constitue un maximum pour les clubs.
Publié par lnbrlg
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